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Le futur des bots avec Google, Apple et Microsoft

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Après Facebook et les possibilités d’intégration dans les différentes applications de messagerie, imaginons le futur des bots à travers les services exploitables pour les rendre encore plus accessibles. Et si demain Apple, Google et Microsoft décidaient d’exploiter les bots comme Mark Zuckerberg via Facebook, en incluant dans leur système respectif des outils de communication et des services spécifiques pour les développeurs ?

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Un futur pas si lointain que ça, puisque Microsoft planche depuis quelque temps sur le sujet et propose déjà https://dev.botframework.com/, une plateforme pour développer votre robot et le déployer sur différents réseaux sociaux, avec en prime l’accès direct à Skype. L’idée de Microsoft est de permettre via Cortana, un relais entre votre bot et l’utilisateur Windows, d’intégrer l’ensemble des bots disponibles directement dans votre système d’exploitation, tout en gardant la main sur les discussions et éviter au maximum les problèmes de spams par exemple. Il sera donc possible d’ici peu de poser directement votre question à Cortana, qui sera capable de faire le switch entre les différents robots disponibles automatiquement, le tout sans avoir à ouvrir votre navigateur et à aller sur Facebook. Un beau projet qui pose cependant plusieurs questions du genre ‘comment le système va-t-il gérer les questions similaires entre les bots ?’, car il faudra forcément prioriser les discussions et privilégier tel ou tel assistant.

Pour Apple il serait question d’intégrer les différentes réponses des bots directement dans son application Siri, ce qui constituerait une opportunité en termes d’utilisation pour certains systèmes, mais qui soulève également des questions quant au fait de devoir choisir entre un assistant ou un autre, par exemple pour des réservations de billet d’avion ou tout simplement pour la météo. L’avantage d’Apple est de pouvoir faire le lien avec les applications installées sur le smartphone ou la tablette, qui viendraient alors répondre aux questions directement. Une bonne idée, mais si vous avez deux applications météo installées et capables de répondre, laquelle sera privilégiée ? Difficile de répondre pour le moment, mais le fait de pouvoir discuter oralement avec un bot, initialement développé pour ne répondre qu’à l’écrit, ouvre de nombreuses portes, et ce, sans avoir à ajouter une seule ligne de commande, puisque c’est Siri qui questionnerait votre bot au format texte.

Chez Google, il est évident que Google Now intégrera des fonctions avec chatbots, mais pour le moment il n’y a pas vraiment eu d’annonce officielle à ce sujet, juste plusieurs pistes possibles. Dans un premier temps l’intégration sur Hangout représenterait une bonne alternative avant d’arriver sur Google Now, mais comme chez Microsoft et Apple, des questions se posent. La prise en compte des bots dans les résultats des recherches, en ajoutant un onglet ‘réponses des robots’ à la façon de l’onglet ‘Google Images’, constituerait une petite révolution, mais ne seraient alors prises en compte que les réponses des assistants validés par Google. L’intégration peut se faire également via Android, avec un système similaire à Apple et basé sur les applications installées sur le smartphone.

L’idée d’avoir des chatbots iOS et Android n’est pas forcément mauvaise, et surtout très simple à mettre en place pour les deux concurrents, il faudrait juste pouvoir connecter le robot facilement et ne pas avoir à l’intégrer dans une application spécifique, ce qui demanderait un effort de développement supplémentaire au créateur du chatbot. Mais nous n’y sommes pas encore, beaucoup de choses sont vouées à évoluer d’ici 2017. Les trois géants attendent certainement de voir l’ampleur de l’engouement autour des bots via Facebook, qui reste aujourd’hui le plus actif sur le sujet et qui possède pour le moment les meilleurs atouts pour une intégration rapide et concrète.

Il faudra également penser au système d’anonymisation des données, car lorsque vous parlerez à un bot relié directement à un système d’exploitation ou à un tiers comme Facebook, vos discussions transiteront obligatoirement par les serveurs de ce même tiers et pourront être interprétés et agrégées, pour en faire une machine à réponses ou extraire des données sur la personne en pleine discussion avec votre robot. Microsoft a tenté de faire un test d’apprentissage automatique via Twitter avec un bot prénommé Tay et sensée s’exprimer comme une jeune fille de 19 ans, mais le test s’est révélé désastreux car en quelques heures l’assistant est devenu grossier, raciste, sexiste et même complotiste.

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