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Les bots vont-ils remplacer les applications mobiles ?

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Le marché des applications mobiles est très fructueux, et l’exemple récent du jeu Pokemon Go prouve qu’il est encore possible de battre des records de téléchargements et de revenus sur le mobile. Mais cet engouement reste très concentré sur l’univers du gaming, à travers d’autres exemples comme la firme Supercell ou l’application Candy Crush Saga.

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60% des applications disponibles sur l’Apple Store n’ont jamais été téléchargées. La raison principale est simple : pour qu’une application soit téléchargée, il faut qu’elle remonte régulièrement dans les classements. Sans promotion, l’application ne sera pas visible. Un problème qui pourrait être vite résolu grâce à Facebook qui donnera la possibilité de promouvoir le bot auprès des utilisateurs, et donc de faire grimper le nombre de fans sur la page et ainsi toucher à moindre coût l’ensemble des utilisateurs via vos posts réguliers.

Développer une application et la mettre à jour représente un budget conséquent, et de nombreuses applis fleurissent sur les stores par effet de mode alors qu’elles pourraient simplement être remplacées par un chatbot. Evidemment il y a certaines applications comme les jeux, les services spécifiques tels que le GPS qui ont une vraie valeur ajoutée et resteront légitimement sur les stores, mais de nombreuses applications, basées sur un système de push redirigeant souvent les utilisateurs vers une webapp, qui est une copie de leur site en version responsive, n’ont finalement pas de raison d’être. Alors, pourquoi ne pas passer directement au bot pour communiquer différemment avec ses utilisateurs, profiter du système de push de Facebook (en respectant les conditions) et personnaliser le flux des messages grâce à l’open graph ?

L’open graph permet d’accéder à une mine d’informations sur les utilisateurs. Vous allez pouvoir connaître leurs amis, les pages qu’ils aiment ainsi que tout un tas d’informations qui vont vous permettre d’améliorer la personnalisation de vos messages, tout en évitant de frustrer vos clients avec des promotions qui ne les intéressent absolument pas. L’avantage du graph Facebook, c’est également de ne pas avoir à solliciter l’utilisateur pour obtenir ces informations via votre application. Un frein de moins pour l’utilisateur qui n’aime pas être obligé de créer un compte, valider son profil par email, donner son âge… etc.

Vous évitez également à l’utilisateur d’installer une nouvelle application et d’encombrer inutilement la mémoire de son Smartphone. Il suffit d’utiliser Messenger pour interagir avec lui via votre chatbot. Autre intérêt, et de taille, le cross-device de Facebook : l’utilisateur va recevoir les pushs via Messenger, que ce soit sur son mobile, sa tablette ou sur son ordinateur. Pas de version tablette à développer, pas besoin de prendre en compte les différents modèles de mobiles (iOS, Android, Windows Phone) et surtout le développement se résume au coeur du système (pas besoin d’interface, plus de bug avec l’application).

Toutes ces constats démontrent qu’il est possible dans la majorité des cas de se passer d’une application : beaucoup plus simple à gérer via un chabot, plus visible grâce aux Facebook Ads ou aux nouveaux systèmes à venir, moins coûteux et très facile à faire évoluer, ce qui est loin d’être le cas des applications natives, qui seront remplacées d’ici quelques années par des systèmes disponibles directement dans le navigateur.

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